Le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Baronnies provençales organise plsieurs réunions publiques d’information sur les obligations légales de débroussaillement, du 17 septembre au 26 novembre. Sept sont ouvertes à toutes et à tous, à Villeperdrix (17 septembre), Sahune (22 septembre), à Lemps (23 septembre), à Rioms (6 octobre), à Bellecombe-Tarendol (7 octobre), à Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze (26 octobre) et à Venterol (26 novembre). Deux autres s’adressent aux élues et élus, côté Drôme le 29 septembre et côté Hautes-Alpes le 1er octobre. Objectif : expliquer une règle encore mal connue et rappeler que débroussailler protège d’abord les maisons et leurs occupants.
La règle concerne les abords des habitations, dans un rayon de 50 mètres, ainsi que les installations et les voies d’accès situés à moins de 200 mètres de bois, forêts, landes, maquis ou garrigues classés à risque d’incendie. Dans les Baronnies provençales, toutes les communes de la Drôme et des Hautes-Alpes sont concernées, et l’étendue des travaux varie selon que la parcelle est en zone urbaine ou non.
Débroussailler ne signifie pas raser. Il s’agit de casser les continuités de végétation, horizontales et verticales : couper les herbes hautes et les broussailles, élaguer les branches basses, dégager les abords des murs et des toits, retirer certains arbres morts et évacuer les rémanents de coupe. Les haies entretenues, les arbres remarquables en bonne santé et les îlots de végétation peuvent être conservés, sous conditions de distance. La période recommandée pour intervenir va d’octobre à mars, en dehors des périodes de nidification : ces réunions arrivent donc juste avant le bon moment pour agir.
En cas de non-respect constaté lors des plans de contrôle menés par les services de l’État et l’Office national des forêts, le propriétaire s’expose à une amende, puis à une mise en demeure du maire. Beaucoup ignorent aussi qu’un assureur peut appliquer une franchise supplémentaire de 5 000 euros en cas d’incendie si les travaux n’ont pas été faits.
Les trois premières réunions s’adressent aux propriétaires et à toute personne concernée ou intéressée. Les deux suivantes, organisées avec les services de l’État, portent sur le rôle et les obligations des maires, souvent en première ligne face aux questions de leurs administrés.
Depuis le début de l’année 2026, le Syndicat mixte du Parc naturel régional emploie une animatrice et un animateur dédiés à ce sujet. Ils ne disposent d’aucun pouvoir de contrôle ni de sanction : leur mission est d’expliquer, de conseiller et d’accompagner. Cette action prolonge les engagements de la Charte du Parc naturel régional en matière de prévention des risques naturels.