Une biodiversité exceptionnelle

Dans les Baronnies provençales, grâce aux climats méditerranéens et alpins, on peut voir une diversité floristique et faunistique exceptionnelle.

Le relief joue un rôle également très important avec de forts effets adret-ubac. Les versants sud (adret) accueillent des espèces méditerranéennes tandis que les espèces à affinité montagnarde voire alpine préfèrent s’établir sur les versants nord (ubac).

Les Baronnies provençales, c’est donc avant tout une mosaïque d’habitats naturels où les différentes espèces végétales et animales remarquables se reproduisent, se reposent, s’alimentent et/ou transitent… Cette richesse naturelle d’exception est également révélée par la présence de nombreux zonages tels que les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), Natura 2000, Espaces Naturels Sensibles… Ces zones naturelles n’en sont pas moins “imbriquées” dans des zones cultivées et habitées. Certaines d’entre elles nécessitent la présence d’une activité humaine pour conserver leur intérêt écologique (ex : fauche des prairies, pâturage sur des pelouses calcaires, etc.).

Les milieux ouverts et semi-ouverts

Dans ce type de milieu s’observe une flore habituée à des sols secs et ensoleillés avec des espèces telles que l’Aphyllante de Montpellier, la Catananche, le Genêt scorpion, l’Iris des garrigues, le Chêne kermès.

Quant à la faune, de très nombreuses espèces s’y établissent pour y effectuer une partie ou la totalité de leur cycle biologique, ce sont aussi bien des oiseaux (Pie-grièche écorcheur, Fauvette passerinette, Huppe fasciée, Chouette chevêche, Torcol fourmilier, Moineau soulcie, etc.), des reptiles (Lézard ocellé, Couleuvre à échelons, etc.), des insectes (Magicienne dentelée, Mante religieuse, Empuse …), des mammifères.

Ici, biodiversité rime aussi avec agriculture, puisque les Baronnies provençales font partie d’un des réservoirs de plantes messicoles les plus importants de France.

Les milieux forestiers

Les zones forestières occupent une grande partie du Parc. Ce sont des alternances de chênaies vertes ou blanches, de hêtraies, de pinèdes que l’on peut contempler en sillonnant les Baronnies provençales.

Une faune très variée peut s’observer avec plus ou moins de patience ou de chance dans nos forêts ou à leurs lisières comme certains oiseaux (Pic épeiche, Mésange bleue, Pigeon ramier, Epervier d’Europe, Vautour moine seul vautour à construire son nid à la cime d’arbres, etc.), insectes (Lucane cerf-volant, Rosalie des Alpes, etc.), mammifères (Cerf, chauves-souris comme la Barbastelle ), amphibiens (Salamandre, etc.), etc.

Les milieux rocheux

Les nombreuses falaises, escarpements calcaires, éboulis présents au sein des Baronnies provençales constituent des sites présentant des conditions de vie très rudes (pas ou peu d’eau, d’humus, etc.).

Ces zones accueillent une flore de très grand intérêt comme la Saxifrage du Dauphiné, le Chou des montagnes, le Genévrier de Phénicie, pour ne citer qu’eux. Chamois, Vautour fauve, Vautour moine et Vautour percnoptère s’y côtoient, Tichodrome échelette, Grand duc, Faucon pèlerin, Molosse de Cestoni … sont autant d’espèces y trouvant abris et lieux propices pour s’y alimenter ou s’y reproduire.

Les milieux humides et les cours d’eau

L’eau et la gestion de cette ressource sont des enjeux majeurs sur notre territoire. De nombreux cours d’eau (Eygues, Oule, Ouvèze, Méouge, Buëch, Lez, entre autres) sillonnent notre territoire, tantôt cours d’eau torrentiels en période de hautes eaux, tantôt filets d’eau lors de l’étiage.

Ces rivières hébergent la Truite fario, le Barbeau fluviatile, l’Ecrevisse à pattes blanches notamment, espèces caractéristiques de milieux aquatiques de très bonne qualité. En bordure, les ripisylves (ou forêts rivulaires) sont constituées de saulaies, de frênaies et/ou d’aulnaies et autres plantes verdissant les berges. C’est dans ces milieux que vous pourrez apercevoir de nombreux insectes comme des libellules aux couleurs vives (Agrion de Mercure, Sympétrum du Piémont, Calopteryx vierge …) et aussi le très célèbre Castor.

L’Epipactis des marais belle orchidée blanche, l’Azuré de la Sanguisorbe petit papillon bleu, la Serratule à feuilles de chanvre d’eau Asteracée violette sont parmi les espèces s’étant établies sur certaines prairies humides de notre secteur.

Il va donc sans dire que ce patrimoine naturel d’exception mérite d’être respecté.

Nous sommes tous des acteurs de la protection de notre environnement !

  • Évitez de cueillir les plantes sauvages : certaines d’entre elles sont protégées
  • Soyez respectueux de la végétation terrestre et aquatique
  • Évitez de randonner dans le lit des cours d’eau
  • Soyez respectueux de la tranquillité du lieu où vous vous promenez, évitez de crier et n’utilisez pas d’instruments ou d’appareils sonores (radio, etc.), par respect pour les autres usagers mais aussi pour la quiétude de la faune, notamment en périodes de reproduction et d’hivernage où les animaux sont beaucoup plus vulnérables
  • Surveillez votre chien et tenez-le en laisse : il risque de déranger, voire mettre en péril, certains animaux (abandon de nid, stress…) et risque de perturber certaines activités économiques (pastoralisme, etc.)
  • N’abandonnez pas vos déchets dans la nature y compris ceux mentionnés comme “bio-dégradables”
  • N’allumez pas de feu (feux de camp, barbecue, etc.) et ne jetez pas de mégots de cigarettes dans la nature, des incendies pourraient se déclencher et vous éviterez par la même occasion de polluer le site
  • Sachez limiter la cueillette des fruits sauvages ou des champignons à de petites quantités (usage familial) et veillez à respecter la propriété privée
  • Veillez à rester sur les chemins carrossables si vous utilisez des véhicules motorisés (sauf ayants droits)
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