Une matinée pour repenser ensemble notre alimentation à Garde-Colombe
Le dimanche 11 octobre à 9 h 30, le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Baronnies provençales invite les habitantes et les habitants à la Maison pour Tous de Garde-Colombe pour une matinée participative sur l’alimentation. Au programme : la conférence gesticulée de l’agronome Mathieu Dalmais, puis la présentation de CABAS, la caisse locale de l’alimentation expérimentée dans le Buëch. L’objectif : comprendre ensemble notre système alimentaire et imaginer des solutions pour que chacune et chacun accède à une alimentation de qualité.
Comment se fait-il que de plus en plus de personnes peinent à accéder à une alimentation de qualité, alors que tant d’agricultrices et d’agriculteurs ont du mal à vivre de leur métier ? Pourquoi les prix alimentaires augmentent-ils sans améliorer le revenu paysan ? Agronome engagé de longue date pour la souveraineté alimentaire, Mathieu Dalmais propose d’y réfléchir avec le public. Sa conférence gesticulée mêle récit personnel, analyse économique, humour et participation de la salle. Elle invite à porter un regard neuf sur les liens entre agriculture, alimentation, démocratie et justice sociale.
La matinée permettra aussi de découvrir CABAS, la caisse locale de l’alimentation que le Syndicat mixte du Parc naturel régional anime dans le Buëch avec l’Épicerie solidaire de Laragne. Elle bénéficie du soutien du programme LEADER du GAL Sisteronais-Buëch. Cette expérimentation vise à rendre les produits locaux de qualité accessibles à toutes et tous, y compris aux foyers en situation de précarité alimentaire, en lien direct avec les productrices et les producteurs.
Cette démarche répond à l’ambition de la charte du Parc, qui fixe l’objectif de « développer des circuits d’échange directs […] qui permettent aux habitants de consommer des produits locaux de qualité à des prix accessibles ». Elle prolonge l’engagement du Syndicat mixte du Parc naturel régional pour une alimentation durable et solidaire, porté notamment par son Projet alimentaire territorial « L’eau à la bouche ».