Le Parc s'investit au côté des agriculteurs dans la transition agricole

05 FEV. 2020 Afficher/Masquer la photo


En continuité avec ce qui a été réalisé en 2018-2019, le Parc naturel régional des Baronnies provençales renouvelle le programme de sensibilisation des agriculteurs à la biodiversité fonctionnelle.

La formation sur les nichoirs et dispositifs d’accueil de la biodiversité, réalisée fin 2018, a été fortement appréciée par les agriculteurs. Elle sera réitérée début 2020 pour sensibiliser de nouveaux agriculteurs, l'objectif étant d'accompagner un nouveau groupe de producteurs pour essaimer la technique et faire en sorte qu’elle s'inscrive dans le temps.

Augmenter la biodiversité dans son exploitation est en effet une bonne manière de lutter naturellement contre les ravageurs des cultures. Favoriser l’équilibre bio-agresseurs/auxiliaires permet de maintenir les populations de bio-agresseurs en-dessous du seuil de nuisibilité et, par conséquent, de réduire le recours aux intrants chimiques.

A titre d’exemple, quand arrive la saison de nidification, les mésanges se reproduisent d’avril à juin, en se calquant sur l’arrivée massive d’insectes. Les parents doivent ensuite nourrir les jeunes et peuvent pour cela faire jusqu’à 500 allers retours par jour de leur terrain de chasse au nid, consommant ainsi environ 7 000 insectes sur cette seule période. Les chauves souris quant à elles consomment l’équivalent de 600 à 1 200 insectes de la taille d’un moustique chaque nuit.
Une étude réalisée aux Etats-Unis en 2006 par Losey a estimé la valeur économique du service rendu par les insectes : 57 billions de dollars par an, dont 4.49 pour le contrôle des ravageurs.

La formation proposée par le Parc se déroulera le vendredi 21 février 2020 à Mollans-sur-Ouvèze (inscription auprès du Parc au 04 75 26 79 05).

Pour poursuivre le travail mené jusqu’alors, suite à la formation, le Parc accompagnera 4 oléiculteurs des Baronnies provençales dans la réintroduction de la biodiversité dans leurs champs. 100 nichoirs seront installés dans chaque exploitation pour avoir une haute densité de nichoirs (environ 25 par ha) et, en conséquence, un impact significatif sur les ravageurs. Les oléiculteurs bénéficieront également d’un accompagnement complémentaire pour apprendre à observer la biodiversité dans leurs champs et vérifier l’efficacité des nichoirs.

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