Colchique dans les prés… c’est la fin de l’été

08 OCT. 2019 Afficher/Masquer la photo


Il ne vous aura pas échappé que depuis le 23 septembre, date de l’équinoxe d’automne cette année, la durée du jour rapetisse et l’ensoleillement baisse. Car oui, ce sont bien les solstices et les équinoxes qui définissent les changements de saison. Ainsi, nous sommes entrés dans la période où les jours raccourcissent le plus rapidement. C’est une période de changements de météo, mais aussi d’ambiance : températures plus fraiches, retour de la pluie (enfin !) et changement de décor : les arbres commencent à se parer de belles couleurs flamboyantes !

La nature est bien faite, car même s’il est agréable de voir des forêts entières se colorer de jaune, de rouge et d’orangé, le phénomène est en fait le fruit d’un mécanisme de survie pour les arbres. La période de froid qui suivra l’automne fragilisera toute vie et comme les marmottes qui hibernent, les arbres se mettent en « dormance », c’est-à-dire au ralenti. La chute des feuilles permet ainsi à l’arbre de limiter sa consommation d’énergie pour la recentrer aux endroits les plus vitaux. Les racines, le tronc et les branches, qui constituent la partie en « bois » de l’arbre, sont isolés par l’écorce, plus ou moins épaisse selon les essences. La sève continuera de s’écouler à l’intérieur, mais n’aura plus à irriguer ses feuilles. L’arbre vivra alors sur ses réserves.

Mais le changement de couleur nous direz-vous ? Et bien il vient en fait de l’asphyxie des feuilles. À partir du moment où l’arbre a détecté le changement de saison, il bouche la tige des feuilles (= le pédoncule) en sécrétant de petits bouchons de liège. Les feuilles ne pouvant plus recevoir l’eau et les sels minéraux véhiculés habituellement par la sève, elles ne peuvent plus produire de chlorophylle, celle-là même qui permet aux plantes de capter l’énergie lumineuse pour la transformer en énergie assimilable par l’arbre. La couleur verte de la chlorophylle disparaît alors pour laisser enfin apparaître le rouge et le jaune qui étaient déjà présents, mais non visibles. Au bout d’un certain temps, les feuilles non irriguées finissent par sécher complètement et tombent. Elles laissent à leur place, sur la branche, une petite cicatrice qui sera colmatée rapidement par une fine couche de liège permettant d’éviter la contamination par toutes sortes d’agents pathogènes (champignons par exemple).

Arrivées au sol, les feuilles s’amassent au pied de l’arbre. Mais les choses ne s’arrêtent pas là pour elles : sous l’effet combiné de plusieurs facteurs, elles vont se dégrader pour former l’humus dont les éléments redevenus disponibles seront absorbés par les racines des arbres… mais ça, c’est une autre histoire !

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