Limiter l'évaporation des impluviums : une nécessité

31 JUIL. 2019 Afficher/Masquer la photo


L’élevage en milieu naturel est une activité identitaire des Baronnies provençales. Le maintien du nombre d’animaux (ovins, bovins et caprins) est important pour les années à venir. En effet, le pastoralisme a des impacts positifs divers : préservation des paysages et de la biodiversité, réduction du risque incendie par entretien des milieux ouverts, maintien de l’économie locale...

C’est pourquoi le Parc des Baronnies provençales s’engage pour maintenir et soutenir l’activité pastorale tout en préservant les savoir-faire traditionnels. Cet engagement se traduit par des actions concrètes au service des éleveurs. Actuellement, avec l’ADEM (Association Départementale d’Économie Montagnarde), un travail est mené pour optimiser la récupération des précipitations pour l’abreuvement des troupeaux. Car pour assurer le maintien du pastoralisme, il est nécessaire que les éleveurs aient accès à une ressource en eau de qualité et en quantité suffisante pour que les bêtes puissent boire.

Depuis une trentaine d’années, des solutions pour stocker l’eau sont proposées aux éleveurs, dont les impluviums : surfaces imperméables qui collectent l’eau de pluie ou de fonte de la neige afin de remplir un ouvrage de stockage. Au-delà du stockage de l’eau, l’adaptation au changement climatique est une nécessité. Dans le contexte climatique des Baronnies provençales, où la pluviométrie varie entre 700 et 1200 mm et où les étés sont chauds et secs, il est important de réduire l’évaporation de l’eau stockée. Quelques solutions coûteuses existent, telles que des bâches, amarrées au sol et recouvrant les impluviums.

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales, en tant que territoire pilote innovant, et l’ADEM (Association Départementale d’Economie Montagnarde), en tant que structure d’accompagnement des éleveurs, souhaitent étudier et rechercher de nouveaux dispositifs, moins onéreux et donc accessibles à une plus grande proportion d’éleveurs, pour réduire l’évaporation.

Ces dispositifs auront un double intérêt puisqu’ils serviront de protection contre les vautours. Après la curée, les vautours peuvent en effet se baigner dans des impluviums non couverts, rendant l’eau impropre à l’abreuvement.

Le Parc et l’ADEM portent donc un projet expérimental pour rechercher des bâches sur les impluviums répondant aux enjeux eau et biodiversité, et à la coexistence des usages. Ce projet permettra de tester et comparer différentes solutions chez des éleveurs volontaires disposant d’un impluvium (1 à 3 sites d’expérimentation), ainsi de que communiquer sur les dispositifs développés pour favoriser le transfert de connaissances.

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